Sandrine Deville

Architecte de formation

Sandrine Deville vit et travaille à Biarritz et est diplômée architecte de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, CH, d’Ingénierie Produits de l’ESTIA de Bidart, FR, et de design de l’isdaT, FR.

DEMARCHE ARTISTIQUE:

DE LA SEQUENCE A LA FORME

Sandrine Deville, dans sa ligne artistique, crée l'objet, ou la sculpture, en utilisant une multiplication de couches, de strates, de sections de modules, ou de motifs. Ces strates peuvent être identiques, et s'arrêter au moment où elles forment le design souhaité; ou évoluer, se métamorphoser, découler les unes des autres, en s'imbriquant les unes dans les autres.

Pour son mode de production, elle peut s’inspirer d’un paysage, d’une image, d’une référence. De cette dernière, elle en isolera un motif, une matière, une couleur, qui lui servira de base pour créer un nouvel objet. Le paysage peut-être concret et existant, comme un lieu, une topographie, mais il peut aussi découler de la matérialisation scientifique d’événements, ou d’ondes, transformés eux aussi en territoires inconnus et nouveaux à exploiter et explorer.

 

Les objets créés demeurent aux croisements entre design, où l’objet a une fonction ; formes sculpturales pouvant évoluer en objets fonctionnels ; architectures à échelle réduite : Sandrine aime à se jouer des limites fixant ces diverses disciplines, et assume clairement une transversalité de ses créations. Elle estime que l’acte de création ne peut et ne doit pas se murer dans une seule et même discipline, et sa formation d’architecte dplg, complétée par un Master d’Ingéniérie, et d’un DNA option design, affirme cette revendication.  

 

L’intégration des nouvelles technologies de prototypage rapide comme l’impression 3d, la découpe numérique, la découpe laser, permettent la réalisation de nouvelles formes, organiques, paramétriques et paramétrables, composées sur ordinateur, par le biais notamment du logiciel Rhinoceros 3D. Dans le cas de l’impression 3D, Sandrine pense l’objet comme une forme monolithique, sans aucun assemblage : les strates sont reliées les unes aux autres dans le logiciel, pour former un volume organique. Dans le cas de la découpe numérique et laser, les séquences seront assemblées entre elles, révélant l’épaisseur du matériau choisi.

 

Le violon Transmission avec sa table révélant une topographie de pulsars nécessitait d’être fabriqué grâce à l’impression 3D : le rendu final souhaité était un monolithe blanc, lisse, d’une seule pièce. En revanche, la Zig- Zag Chair revisitée dans le projet lauréat de la Tabakalera, "Revisitando Rietveld", reprenant soixante fois le même motif découpé au laser, nécessitait l’assemblage et le collage de ces séquences, puis son vernissage, afin de révéler l’architecture du carton à double cannelure.

 

 

 

 

 

 

Architecte de formation diplômée de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (Suisse) en 2000, j'ai ensuite obtenu un master "Ingéniérie et Conception des Projets et Produits Sports de Glisse" avec mention, à l'ESTIA de Bidart, 64. J'ai intégré ce master car, suite à un prix spécial de pré diplôme d'architecture obtenu sur le thème choisi "Le skateboard: une Glisse Urbaine", j'ai dessiné un mobilier urbain en rapport avec les pratiques de glisses urbaines.

 

 

J'ai ensuite travaillé plus d'une dizaine d'années dans les agences d'architecture locales du Pays Basque et du Sud des Landes.

 

 

Souhaitant mettre mes compétences d'architecte au service d'un art plastique tourné vers les nouvelles technologies numériques que sont la découpe numérique, la découpe laser et l'impression 3D, mon studio Bluefactoriz traite chaque projet artistique à la manière du projet d'architecture, de l'esquisse à la livraison finale.

 

 

Sensible à l'écologie, je me tourne le plus possible vers la réutilisation de matériaux déjà existants, encore appelé "upcycling".

 

 

Pratiquant la musique depuis plus de quinze ans, j'intègre donc naturellement les représentations du son sous forme de sculptures sonores ou d'arts plastiques mettant en scène les abstractions sonores.

 

 

Passionnée par mon métier, dès que je le peux, je participe à des ateliers collaboratifs pour concevoir en équipe des projets innovants.